Le labour

  Les bonnes pratiques agronomiques - le labour

Le labour a plusieurs effets positifs sur une parcelle :

  • il améliore l’état structural de l’ensemble de la couche labourée et facilite la préparation du lit de semences,
  • il enfouit des matières organiques présentes à la surface, comme les résidus de culture, le fumier, les cultures intermédiaires ou encore les prairies,
  • il détruit des adventices et des repousses
  • il enfouit des engrais de fond,
  • il améliore l’infiltration de l’eau dans le sol,
  • enfin, il enfouit les graines des adventices en dessous de leur zone préférentielle de germination.

 

Le labour recèle en revanche des contraintes :

  • il augmente significativement les charges de mécanisation,
  • il pose des contraintes spécifiques dans certains types de sol,
  • il dilue la matière organique dans le profil du sol avec, pour conséquence, une diminution du taux de matière organique en surface.

 

Pour qu’un labour soit vraiment efficace sur le stock semencier des adventices graminées comme le ray-grass et le vulpin, il faut « lui laisser le temps d’agir » et donc jouer sur la durée entre deux labours, car si le premier passage enfouit la graine, le second peut la ramener dans sa zone de germination. La fréquence de labour dans la parcelle, surtout en cas d’infestation importante, doit tenir compte du taux annuel de décroissance (TAD) des graines d’adventices, c’est-à-dire de leur capacité à germer après enfouissement.

Ainsi, on sait que le brome stérile et la folle-avoine perdent leur pouvoir germinatif au bout d’un an, tandis que le vulpin, le brome des champs, le ray-grass, la sétaire, la digitaire et le gaillet vont perdre leur pouvoir germinatif au bout de 3 à 5 ans.

Un retour du labour tous les 3-4 ans semble être le meilleur compromis pour bénéficier au maximum des avantages du labour en matière de contrôle des adventices sur le long terme tout en limitant au maximum ses effets négatifs.

Un labour correctement réalisé fait disparaître 50 à 60 % des graminées avec un taux de réussite supérieur pour celles qui germent en surface comme le ray-grass.

Quelques adventices sont peu sensibles au labour comme la folle-avoine qui peut germer en profondeur. Toutefois, un labour profond (plus de 20 cm) permet un contrôle significatif même s’il n’est pas parfait.

Par ailleurs, le labour permet le contrôle de nombreuses dicotylédones germant en surface mais peut avoir un effet contraire sur des vivaces comme les chardons en fractionnant leurs rhizomes et en les dispersant.