Céréales : comment l’évolution du climat a impacté la récolte 2021

 
Something went wrong. Please try again later...
Evolution climat

Après une année 2020, la plus chaude jamais enregistrée en France depuis 1900, avec une température moyenne de 14°C, 2021 a été marquée par des records de pluviométrie battus, qui ont compliqué les moissons.

Selon Météofrance, il est tombé en moyenne sur la France, sur les trois mois de mai, juin et juillet 2021, 303 mm, soit 43% de plus que la normale. Sur le seul mois de juillet 2021, à la station de Bron, près de Lyon, ce sont 177,1 mm de pluviométrie qui ont été observés, soit le record mensuel pour un mois de juillet depuis 101 ans de mesures, sur ce site. 

Certaines communes du Jura et de Haute-Savoie ont même atteint en juillet 2021, la barre des 300 mm d’eau cumulées, alors qu’à Toulon, ce même mois, il n’a plu qu’1 mm.

Un impact des fortes pluies sur la qualité
Le temps humide surtout pendant l’été a eu des répercussions sur la production de blé. Avec un rendement provisoire pour 2021, de 73 q/ha, le rendement moyen français en blé de la récolte 2021, est resté supérieur à la moyenne des dernières années. Il enregistre une hausse par rapport à 2020, qui avait été frappée par des températures très élevées, il est cependant en baisse par rapport à 2019.


Mais c’est surtout sur la qualité que les fortes pluies de l’été ont eu un impact. Les récoltes se sont souvent déroulées dans des conditions difficiles et les blés ont affiché des poids spécifiques irréguliers et en retrait par rapport aux moyennes habituelles.


Que s’est-il passé ?
Comme le constate Arvalis Institut du Végétal, après un début de campagne qui s’était plutôt bien déroulé dans l’ensemble pour les céréales, jusqu’à la floraison, le coup de chaud de juin et les orages qui ont suivi, n’ont pas permis un remplissage optimal des grains. Les pluies qui ont ensuite jalonné les mois de juillet et août ont retardé les récoltes, et affecté de façon importante, les PS.

Des records de chaleur ailleurs sur la planète
Ailleurs sur la planète, on a assisté dans le courant de l’été 2021, à des températures excessives. Le nouveau record mondial de chaleur a été battu le 9 juillet 2021, à Furnace Creek dans la Vallée de la Mort en Californie ; la température est montée à 54,4°C. En août, c’est le nouveau record européen de chaleur qui a été enregistré avec à Syracuse en Sicile, le 11 août, une température de 48.8°C. 

On a aussi assisté en 2021, à des records de chaleurs dans des régions qui ne sont pas du tout habituées à des températures élevées.

« Dôme de chaleur » et « goutte froide »
L’été a été marquée par un phénomène appelé « dôme de chaleur » qui s’est installé sur le Canada, le Maroc ou la Scandinavie, et a entraîné des records de températures. En même temps, on a assisté sur le territoire français, en Belgique et en Allemagne, à un phénomène de « goutte froide » qui a maintenu des températures très froides pour la saison, plusieurs jours de suite. 

Ces phénomènes, directement liés au réchauffement climatique, ont compliqué les moissons des agriculteurs français ou allemands. Ils ont provoqué une chute de la production de blé au Canada de 38 % en 2021, et d’orge de 34 %.